Chronique - Cypress Hill : Till Death Do Us Part

Chronique - Cypress Hill : Till Death Do Us Part
1. Another body drops
2. Still death comes
3. Latin thugs
4. Ganja bus
5. Busted in the hood
6. Money
7. Never know
8. Last laugh
9. Bong hit
10. What's your number ?
11. Once again
12. Number seven
13. One last cigarette
14. Street wars
15. Till death do us part
16. Eulogy


















Il faut bien le dire, on n'attend plus Cypress Hill avec le même enthousiasme qu'il y a quelques années. Toujours respectés pour leur parcours presque mythique, les californiens se sont aujourd'hui un peu noyés à tout ce hip hop machine de guerre squattant les radios et flirtant souvent dangereusement avec la facilité. Comme bon nombre de formations référence, Cypress Hill peine toujours à égaler les incritiquables "Black Sunday" et premier album éponyme.

Alors, c'est avec un petit rictus presque de dédain que nous abordons ce "Till Death Do Us Part". Le moins que l'on puisse dire dés les premières notes de "Another Body Drops" est que Muggs n'a pas délesté son travail de production fait de sonorités massives. Le rock est toujours là, même si moins présent au profit d'approches plus nouvelles comme le reggae (le dubisant "Busted In The Hood"), le ragga ("Ganja Bus" feat Damian Marley, "Once Again") ou l'electro ("Bong Hit"). Mais ce nouvel opus, bien que marqué par un effort certain de renouveau, est encore trop jonché de titres plutôt passables ("Money", "Latin Thugs", "One Last Cigarette") qui viennent souvent ternir l'impression finale du travail des chicanos les plus célèbres du hip hop qui parviennent quand même à nous faire rêver de temps à autres avec des morceaux comme "Never Know" ou le plus terne "What's Your Number" ou Tim Armstrong (Rancid) pose quelques accords sur un sample des Clash.

Comme à l'accoutumée, Cypress Hill nous laisse sur notre faim même si il faut bien avouer que le groupe se donne une nouvelle dimension avec des influences rarement abordées auparavant. Un bon disque de Cypress Hill, mais rien qui le fasse entrée au panthéon du hip hop.

# Posté le mercredi 18 août 2004 11:13

Modifié le mercredi 07 septembre 2005 16:00

Cypress Hill...Ou le groupe par excellence de la West Coast !

Cypress Hill...Ou le groupe par excellence de la West Coast !
Cypress Hill se distingue pour avoir été le premier groupe hip hop d'origine latino, mais c'est surtout son soutient ouvert à la marijuana qui lui vaut le plus de notoriété. Non seulement le groupe milite-t-il pour la légalisation, mais son hip hop roulant appuyé par des boucles de basses et de batterie fait figure de pionnier pour un nouveau type de funk qui a été repris à maintes reprises au cours des années 90, que l'on pense au G-funk de Dr. Dre ou au trip-hop britannique.

DJ Muggs se charge de l'environnement sonore alors que B Real contribue sa voix nasillarde qui fait la marque de commerce de Cypress Hill. Bien que l'allégeance pro-cannabis s'essouffle un peu, la musique conserve néanmoins un étrange pouvoir qui se fait particulièrement sentir sur les deux premiers albums du groupe.

Bien que B Real soit toujours aussi efficace aux textes et que Muggs garde le cap d'un point de vue musical, le troisième effort du groupe, « Temples of Boom », est perçu par de nombreux critiques comme une parodie des deux premiers. Le groupe semble se détériorer par la suite bien que Muggs et B Real réussissent à se ressaisir à la fin des années 90.

La première incarnation de Cypress Hill est créée en 1986 et porte le nom de DVX. Le groupe est composé des frères Sen Dog et Mellow Man Ace qui sont Cubains d'origine, du DJ Muggs et de B Real. Le groupe fait figure de pionnier en proposant une fusion de jargon hip hop et latino pour ainsi créer son propre style alors que Mellow Man Ace décide de quitter en 1988. Le groupe change de nom et adopte Cypress Hill, emprunté d'une rue de Los Angeles et continue de se produire dans les environs de la métropole californienne, décrochant finalement un contrat avec Ruffhouse/Columbia en 1991.

Avec ses rythmes typiques, la voix exagérément plaintive de B Real et sa violence caricaturale, le groupe propose un premier album éponyme qui tarde à lever. Ce n'est finalement qu'au début de 1992, plusieurs mois après sa sortie, que « Cypress Hill » devient un succès grâce, notamment, aux simples « How I Could Just Kill a Man » et « The Phuncy Feel One » et à sa position pro-cannabis qui lui vaut de nombreux fans dans la communauté rock alternative.

Au cours de l'été 1993, Cypress Hill propose « Black Sunday » et, bien que le disque ressemble étrangement au premier, il devient tout de même un hit, se hissant au numéro un du palmarès dès sa sortie en raison du simple « Insane in the Brain ». Avec « Black Sunday », l'auditoire de Cypress Hill devient majoritairement composée de jeunes blancs originaires de banlieues et allant à l'université, ce qui cause une baisse de popularité dans la communauté hip hop. Le groupe n'aide pas sa cause en 1995 en ajoutant un autre membre, le batteur Bobo, en plus de participer à la cinquième tournée Lollapalooza tout juste avant la sortie de son troisième effort « Temples of Boom » qui sort au cours de l'automne qui suit. Un album plus sombre que ses deux prédécesseurs, « Temples of Boom » est accueilli avec réserve par la critique et, bien que les ventes aillent bien à la sortie, le disque n'arrive pas à produire un simple digne de ce nom. L'album se tire cependant mieux d'affaire sur les palmarès hip hop que pop.

Plutôt que de capitaliser sur une crédibilité hip hop renouvelée, le groupe commence à sa désagréger peu à peu. Sen Dog quitte au début de 1996 et Muggs passe la majeure partie de l'année à travailler sur un disque en solo. Il lance « Muggs Presents the Soul Assassins » au début de 1997 et est encensé par la critique, laissant planer le doute sur l'avenir de Cypress Hill, jusqu'à la sortie d'un quatrième album intitulé « IV » en 1998 qui signifie le retour de sen Dog. Celui-ci avait quitté, jugeant qu'il n'avait plus assez d'espace au micro, mais après quelques années au sein d'un groupe rock, il est plus qu'heureux de revenir.

Deux ans plus tard, Cypress Hill lance un album double intitulé « Skull & Bones », dont le premier disque est composé de pièces hip hop alors que le second regroupe des morceaux mettant en relief le côté rock de la formation. L'album propose des versions hip hop et rock de la pièce « Superstar », ce qui permet à Cypress Hill de boucler la boucle dans sa quête de crédibilité et de reconnaissance. Les clips pour chacune des versions montrent de nombreux artistes rap et rock discutant de leur profession, ce qui permet à la pièce devient un véritable hit sur MTV.

Au cours de l'hiver 2001, Cypress Hill récidive avec « Stoned Raiders » sur lequel on retrouve une forte influence rock. En mars 2004, la formation offre « Till Death Do Us Part ».

# Posté le mercredi 18 août 2004 11:03

Modifié le jeudi 08 septembre 2005 05:32

Mobb Deep

Mobb Deep
En trois albums et quelques rimes glacées, Mobb Deep est devenu l'incarnation des maux de New York, l'incarnation de la rudesse des bas fonds du QueensBridge.
Havoc et Prodigy se sont rencontrés, dans leur jeunesse , alors qu'ils suivaient tous les deux, des études à la Graphic Arts High School à Manhattan.
Ils se découvrent une passion commune pour le rap et décident de former un groupe : Mobb Deep est né !!!

En ce qui concerne Prodigy son enfance n'était pas tendre et on s'en rend compte en écoutant les paroles de ses chansons, en effet il est atteint d'une Anémie ( une maladie du sang ) et il avait un père complètement défoncé et il a passé ( et il passera ) sa vie dans les bras de l' héroïne dont il était accroc depuis l'âge de 12 ans .
A 16 - 17 ans les deux rappers ne savaient pas grand chose sur le " Biz " et ils avaient trouvés une place sur le label " 4th&Broadway ". Havoc et Prodigy n'avaient pas le contrôle artistique total mais ça ne les empêchera pas de sortir leur premier album " Juvenile Hell ". Malheureusement " 4th&Broadway " était une petite compagnie qui n'a même pas assuré la sortie et la promo de l'album. En bref " Juvenile Hell " est passé inaperçu . Après ce flop les deux rappers se sont fait virer du label.

Après avoir cherché une nouvelle maison de disque ils ont finalement signé sur le label " Loud " et deux ans après la signature , " The Infamous " sort .
"The shock ones" font valoir leur surnom dans le milieu du rap game et il n'y a rien de magique dans le phénomène Mobb Deep explique Prodigy : C'était simplement le résultat de beaucoup de travail. On avait raté notre premier essai. On a été chanceux de se voir accorder une deuxième tentative . C'est vrai qu'ils ont eu beaucoup de chance, il n'y a pas beaucoup de groupe à qui on offre une nouvelle chance, dans leur second album le style n'avait pas changé mais juste l'âge, " Nous étions plus mature " explique Havoc.
Le groupe tenait son classic au même titre qu' un " Illmatic " ou " Enter The Wu-Tang ".

Après un album certifié or, le quotidien du célèbre duo du Queensbridge est forcément différent.
Le quartier met la pression. 1996 , Mobb Deep entame son troisième album , le second pour le label " Loud Records "
Après la promo et le succès il était temps de se consacrer à leur nouvel album nommé "Hell On Earth", mais dur pour Havoc et Prodigy de refaire un album contenant la même rage que le précédent, ou de sortir un succès après un échec.... "Hell On Earth" est un vrai album mais certains trouvent que les Mobb Deep tuent beaucoup de gens dans leurs chansons. "On n'a pas essayé de refaire un album comme The Infamous, On a plutôt essayé de travailler dans la continuité pour que tout s'enchaîne. On avait envie de construire un album cohérent" explique le groupe.
"Hell on Earth" sort dans les bacs en 96 et les propulse sur le devant de la scène et surtout au sommet des charts hip hop.

Trois ans plus tard, après avoir défrayé la chronique avec des images de gangsta rap, cocaïne , guns, et avoir donné quelques concerts ( et aussi la guerre avec la West Coast !!! Souvenez vous du titre " L.A L.A " featuring Mobb Deep , CNN et Tragedy !!! ), Mobb Deep fait son retour avec " Murda Muzik ". Avec ce quatrième album , le duo de Queensbridge confirme son statut de chroniqueur attitré des bas-fonds new-yorkais. Sans atteindre l'excellence du deuxième (ou premier opus), Havoc et Prodigy poursuivent leur travail de narration sur cet opus racontant des histoires de trahisons et de vengeances, de sexe et de meurtres. Et même si l'on peut exprimer un regret sur le manque de renouvellement des sujets traités et sur la présence de trop nombreux invités (Kool G Rap, Nas, Raekwon, Cormega), leur savoir-faire n'a pas disparu : lignes de basse sombres et paroles acérées sont à nouveau la garantie de la qualité du son Mobb Deep.

Pour l'année 2000, le duo se démultiplie en solo, avec pour commencer, le déjà classique H.I.N.C de Prodigy . Des rumeurs de séparation apparaissent à l'époque . Le problème sont les clauses du contrat . Le groupe doit encore trois albums à leur label.
H.I.N.C (Head nigga in charge) a été l'événement. Il excelle en matière de description des drames qui nouent dans la rue, qui se nouent également dans sa vie. Et le succès n'a jamais eu d'influence sur cette tendance. La puissance de ses mots et les productions de Havoc ont fait de ce groupe un icône.

En 2001, en pleine guerre avec l'écurie de Jay-Z , Mobb Deep va sortir son 5eme album commun. Malgré le dynamisme du single " Burn " les fans se demande si " l' Infamous Touch " existe encore. Le groupe déclarera d'ailleurs : Nos productions prennent une nouvel direction mais si tu regardes les textes restent les mêmes !!! Mobb Deep restera toujours Mobb Deep dans sa mentalité !!!!

# Posté le mardi 17 août 2004 18:09

Modifié le jeudi 08 septembre 2005 05:32

Bubba Sparxxx

Bubba Sparxxx
Bubba Sparxxx est né en Géorgie, aux Etats-Unis, le 6 mars 1977 et passe la majeure partie de son adolescence retiré aux fins fonds de la campagne. Au milieu des années 80, un ami lui fait découvrir le rap et Bubba Sparxxx commence vite à s'intéresser à ce courant musical, vouant une prédilection particulière pour des artistes gangsta comme NWA ou Easy E. Vers l'âge de 15 ans, Bubba Sparxxx commence à écrire ses premières chansons, plus par loisir que par plan de carrière, car son désir est de devenir joueur professionnel de football américain. Lorsqu'il se rend compte qu'il ne brillera jamais au sein du monde sportif et que les études ne sont pas faites pour lui, Bubba Sparxxx décide de s'investir totalement dans la musique. En 96, il fonde le duo One Card Shi avec Lil'Devil et enregistre plusieurs chansons qui ne verront toutefois jamais le jour. Trois ans plus tard, il sort, sous son propre label Nocents Records, un premier album, Dark Days Bright Nights. Ce disque frappe l'attention de la maison de disques Interscope Records qui décide de passer un contrat avec le jeune rappeur. En 2001, épaulé par les producteurs Timbaland et Organized Noise, Bubba Sparxx réenregistre son premier album, Dark Days Bright Nights.

# Posté le mardi 17 août 2004 16:45

Infamous Mobb...Présentation du groupe évènement de Brooklyn

Infamous Mobb...Présentation du groupe évènement de Brooklyn
En 1996, Ty Nitty et Gambino accompagnent Havoc et Prodigy le temps d'un morceau, « Animal Instinct », en ouverture du troisième album de Mobb Deep (Hell On Earth). Un an plus tard, rejoint par Godfather, c'est DJ Muggs qui leur permet de poser en tant qu'entité « Infamous Mobb » (life Is tragic sur la compilation « Soul Assassins »). Gambino a dit : « Mobb Deep travaillait sur plusieurs instrumentales pour que l'un de leurs morceaux figure sur Soul Assassin. On était dans le coin et on a posé. Il a apprécié. » Toujours est-il qu'il se trompe eux-mêmes sur les débuts officiels de leur groupe. Ty Nitty : « En fait, tout a commencé réellement il y a 4 ou 5 ans. On gravitait autour de Mobb Deep avant leur second album. On a decidé de lancer notre propre truc, moi, GodFather et Gambino. On a crée Infamous Mobb, un petit groupe en retrait du « Mobb Deep camp». On a développé notre propre style, établi le son « IM3» (acronyme qu'ils utilisent pour se définir). En posant aux cotés de Mobb Deep pour la photo back de « The Infamous » le trio était loin de savoir qu'il participerait à la ressurection du Queensbridge. On a l'impression que ces rappeurs se désintéressaient de la musique auparavant. Ty Nitty : « On a prit le rap sérieusement plus tard, contrairement à certains MC's. Moi j'écris depuis plus longtemps. C'est clair que l'environnement a joué. La quand on voit le nombre de gars qui sont sortis de ce « project », qui ont permis au QB de s'affirmer comme : Nas, MC Shan, Marley Marl' Ca me motivait encore plus, je me disais : pourquoi pas moi? » Avant j'étais dans le rap game car j'évoluais dans cet environnement. Maintenant je m'investis, je m'implique totalement ». Le groupe a sorti de nombreux morceaux, mais pas un seul album avant 2002.U n long laps de temps entre les débuts officieux et « Special Ediotion »( six ans) qui s'explique en partie par un premier contrat infructueux en majeur. Il faudra désormais appeler Infamous Mobb « IM3 » .

# Posté le mardi 17 août 2004 15:35

Modifié le vendredi 09 septembre 2005 10:30