Chronique - Boot Camp Clik : The Last Stand

Chronique - Boot Camp Clik : The Last Stand
Tracklist
01) Here We Come [Produced by 9th Wonder]
02) Let's Go [Produced by Illmind]
03) Yeah [Produced by Marco Polo]
04) Hate All You Want [Produced by Marco Polo]
05) Don't You Cross The Line [Produced by SIC Beats]
06) 1-2-3 [Produced by Pete Rock]
07) Take A Look In The Mirror [Produced by 9th Wonder]
08) He Gave His Life [Produced by Marco Polo]
09) Trading Places [Produced by Ken BB]
10) But Tha Game Iz Still Tha Same [Produced by Da Beatminerz]
11) So Focused [Produced by 9th Wonder]
12) Everybody Knows Now [Produced by Coptic]
13) World Wide BCC [Produced by Large Professor]
14) Souljah [Produced by Attic]


Parmi les groupes qui ont contribué à donner au son de New York ses lettres de noblesse au milieu des années 90, il ne fait aucun doute que le Boot Camp Clik (BCC) tient une place tout à fait particulière. Véritable Dream Team de MC (Buckshot, Sean Price, Rock, Tek, Steele, Louieville, Starang Wondah...), c'est en 1993 que l'on entend pour la première fois le son de ce Crew de Brooklyn avec le terrible Enta Da Stage de Black Moon, copié depuis des dizaines de fois mais jamais imité par les autres Mcs. Treize ans plus tard, et après deux albums du collectif (For The People et The Chosen Few), et après les trois albums sortis simultanément l'an passé, ils confirment leur retour en force : Bienvenue dans The Last Stand.


Commençons par le plus simple: les MCs
Comme le Triple Threat l'avait confirmé l'an passé, les Mcs du BCC n'ont pour la plupart pas pris une ride. Outre Buckshot, leader incontesté de la formation, on retiendra également et surtout la prestation du grandiose Sean Price, qui semble ici en grande forme. Les autres membres réalisent dans leur ensemble de très bonnes performancess et déchirent chacun à leur tour les instrus. Seul petit bémol, Rock (aka The Bucktown Bull) qui ne pose pas toujours de manière appropriée et dont les mugissements peuvent à la longue fatiguer l'auditeur. Cela dit, le réentendre aux côtés de ses partenaires ne pourra que nous faire plaisir.


Plus compliqué: les productions
Si la liste a pu en faire baver plus d'un avant la sortie (9th Wonder, Pete Rock, Large Professor, Coptic, Beatminerz, Marco Polo...), force est de constater que ce n'est pas pour rien. En effet, dans leur garnde majorité, les producteurs ont su faire honneur à leur réputation (notamment Pete Rock qui lache le très bon « 1-2-3 »). 9th Wonder, souvent décrié pour pondre des productions beaucoup trop ressemblantes parviendra ici sans doute à faire taire une fois pour toute ses détracteurs. Il accouche ici de 3 productions assez réussies et chacune dans un registre assez différent. La seule production qui semble faire « tache » au milieu des autres est celle des Beatminerz, ce qui est assez surprenant, la faute à une boucle ultra répétitive car trop courte et qui manque de virtuosité.
Vous l'aurez donc compris, à quelques exception près, et s'ils ne livrent pas ici le meilleur travail de leur carrière, les producteurs se sont appliqués et ont réussi à coller à l'univers du BCC, rendant l'album assez homogène dans son ensemble.


Le Tout (car juger un album se fait tout d'abord d'après un panorama d'ensemble)
Du morceau d'introduction « Here We Come » jusquà l'épilogue, une heure se passe sans que jamais l'on ne s'ennuit. Mcs et producteurs ont donc réussi leur pari et ont su travailler en alchimie pour produire le meilleur résultat possible. Riche en rebondissements, alternant, morceaux hyper vitaminés et d'autres plus posés l'album parvient donc à tenir l'auditeur en haleine grâce à sa diversité mais également grâce à son unité.


Le BCC nous convie donc à partager en sa compagnie un très bon moment de Hip Hop new yorkais, rappelant à chacun que la Grande Pomme n'est pas morte. Et c'est donc pour cela que l'album fait tant de bien : ce sont des Mcs de l'âge d'or du Hip Hop qui reviennent en force montrer qu'ils sont encore loin d'être 6 pieds sous terre. Un album authentique et puissant donc, qui ravira à n'en pas douter les fans de cette époque mythique où le Hip Hop représentait bien plus que la simple possibilité d'atteindre le million de vente. De l'art, tout simplement.


Meilleurs morceaux : Let's Go, 1-2-3, Take A Look (In The Mirror), He Gave His Life, Trading Places et Everybody Knows Now.

# Posté le dimanche 06 août 2006 10:34

Chronique - G.O.D Pt III : God's Advocate

Chronique - G.O.D Pt III : God's Advocate
Cela fait déjà près de deux ans que G.O.D. part III annonce la sortie de son premier album solo et que les fans de Infamous Mobb (groupe du Queen's Bridge) l'attendent avec beaucoup d'impatience. Et c'est sans publicité et incognito que God's Advocate vient d'attérir soigneusement dans les bacs des disquaires français...

Aparté: Depuis quelques temps déjà, la mode et/ou les obligations nouvelles qu'imposent les dures lois du rap game poussent les artistes à sortir nombre de mixtapes, et encore plus récemment des street-albums. Les différences entre ces deux types de format se distinguent très difficilement, même si on constate que les mixtape sont souvent comme leur nom l'indique une succession de morceaux réalisée par un Dj, et que les street albums réunissent une pléiade de titres inédits mêlés à des freestyles et remixes.

...C'est donc avec joie et curiosité en tant que fan du emcee à la voix si particulière que je me décide d'acheter la galette, non sans doutes pourtant (l'intuition sûrement...), surtout avec un stickers annonçant celle-ci comme "le premier album solo de G.O.D. part III des Infamous Mobb"...Mais quelle ne fut pas ma surprise pendant l'écoute de ce prétendu album solo tant attendu (euh... ne voyez pas un jeu de mots, en tout cas c'est involontaire); intro et outro plus qu'indispensables, instrus déjà entendues au préalable, morceau préexistant ('Let it go', présent sur l'album des Get Large), freestyles sans rééls intérets (...Ah si, celui d'entendre Prodigy des Mobb Deep plus en forme que sur la totalité des tracks de 'Blood Money') et crédits absents (sauf exceptions notamment pour les 3 titres produits par Alchemist) sont en effet au rendez-vous...

Non! 'God's Advocate' n'est pas le premier album solo de G.O.D part III, mais ce que l'on pourrait appeller son premier street album par conséquent, puisqu'il contient un remix, un vieux titre, quelques freestyles et des inédits. Et malgré la déception de ne pas offrir à nos oreilles un ensemble cohérent et homogène, il sera possible néanmoins de leur faire plaisir en leur laissant, le temps de quelques pistes, la possibilité d'écouter de très bons morceaux made in QB avec tout ce qui va avec: ambiance sombre, flow impeccable et sample de piano/voix/violon qui s'inscrit dans le cerveau de manière quasi indélébile. Je citerai alors 'Rags To Richies' feat Ty Nitty and Flame Killa (ce dernier étant à l'honneur sur cet opus en s'offrant un excellent solo 'Southside'), 'Every Hood' et '38 Top'. On oubliera sans regrets la tentative sudiste de 'Let's get it in', pour le reste, les inédits sont de bonne facture.

God's Advocate fait donc l'effet d'un pétard 'surprise' mouillé, street album qu'on écoutera régulièrement mais en partie, puisque ce sera uniquement pour quelques morceaux, c'est à dire pour une petite dizaine de pistes sur les 18 de l'opus pour être précis. A réserver donc pour les fans de Infamous Mobb et du son du Queen's Bridge, malheureusement.

# Posté le dimanche 06 août 2006 10:32

Chronique - Rhymefest : Blue Collar

Chronique - Rhymefest : Blue Collar
Lorsque l'on parle généralement du son Eastcoast, on limite géographique la côte Est à la mégalopole qui part de Washington jusque Philadelphie en passant par New York et Boston. A défaut, la ville de Chicago (dans l'Illinois) se situe dans le Midwest mais le style est plutôt Eastcoast dans l'âme, avec des figures emblématiques comme Twista, Common ou encore Kanye West. Tout ce discours pour en venir au fait que la Cité du Vent est un vivier à talents qui pourrait très bien faire de l'ombre à une côte Est qui n'arrive plus à s'imposer dans le rap game.

Rhymefest (alias Che Smith de son vrai nom), tout comme Lupe Fiasco, fait partie des personnalités montantes de la scène de Chi-Town. Ce MC, qui n'était qu'encore un illustre inconnu il y a deux ans, est le ghostwriter qui se cache derrière le succès de "Jesus Walks" de Kanye West, le genre de détail qui ne passe pas inaperçu sur un CV. Kanye lui a d'ailleurs rendu la monnaie de sa pièce en lançant le premier single officiel de Rhymefest, "Brand New". Une première pièce du puzzle qui constitue 'Blue Collar' (AllIdo/J Records/Sony BMG), dont la production est assurée entre autre par Just Blaze, Animal House, Emile, Mark Ronson (qui gère aussi l'éxécutif), Cool & Dre et... No ID, le maître d'oeuvre du classique de Common, 'Resurrection'.

Lyriciste de profession, notre emcee confirme tous les espoirs placés en lui sur "Dynomite (Going Postal)", laissant éclater son flow sur une production explosive signée Just Blaze. Et il remet ça sur "Chicago-Rillas" (prod. No ID), une puissante track qu'il partage avec deux nouvelles révélations, Mikkey et surtout Bump J (ce rappeur qui posait sur les tracks de Kanye avant qu'il ne connaisse Jay-Z). Versatile, Rhymefest peut se trouver à l'aise dans les pistes de danse en club avec "Stick" (prod. Animal House). Avec un schéma un peu similaire à celui de "Touch It" de Busta Rhymes, ce banger alterne claquement de doigts sur beat bouncy avec un breakbeat à l'ancienne. Rudement efficace!

'Blue Collar' fait référence au bleu de travail, c'est-à-dire à la classe ouvrière. Cette connotation sociale rend le discours de Rhyme plus crédible lorsqu'il s'agit de parler politique et conditions vie déplorables ("Devil's Pie"). Respectueux de vraies valeurs, "Sister" est un pied de nez au rap mysogyne: une chanson soulful où le MC raconte l'histoire d'une amie qui n'arrive pas à s'en sortir, en mettant en relief son courage et la complexité de la spirale infernale dans laquelle elle s'enfonce peu à peu. Si l'humour particulier de Rhymefest aide à faire passer le message, la prise de conscience des problèmes traverse l'esprit comme une balle en pleine tête.

Une des forces de cet album, ce sont les nombreux samples utilisés : un élément important, pour ne pas dire crucial, pour faire un bon disque de Hip Hop. Pour "All Girls Cheat" des Cool & Dre, les samples de voix des Isley Brothers se fondent très bien dans le refrain de Mario. Plus amusant, "Devil's Pie" découpe un air de guitaire emprunté aux rockeurs anglais The Strokes. Après Sparkle, 213 et Alicia Keys, au tour de No ID de reprendre le magnifique "Intimate Friends" d'Eddie Kendricks sur "Sister". Pour finir, le regretté ODB nous laisse un derner souvenir mémorable en reinterprétant "Build Me Up Buttercup" avec la délicatesse et l'imprévisibilité qu'on lui connaît.

D'autres chansons de très bonne manufacture, comme "Fever" ou "Bullet" avec le groupe pop Citizen Cope, donnent un grain de diversité sans nuire à l'assemblage final. Quelques détails de finition comme un refrain de Kanye West sur "More" (prod. Cool & Dre) ne font que peaufiner le 'Blue Collar'. Au bout de la chaîne gérée par Rhymefest, on retrouve un pur produit Hip Hop qui contient tous les éléments d'un très bon album : du divertissement, du MCing de haut niveau sur des instrus de qualité, des messages, des histoires...

# Posté le dimanche 06 août 2006 10:28

Chronique - Smitty : The Voice Of The Ghetto

Chronique - Smitty : The Voice Of The Ghetto
“I'm the best of both worlds, heart of the South, voice of the ghetto”. C'est en ces mots dépourvus de fausse modestie que se présente Smitty, rappeur venu de Miami, et au parcours aussi surprenant que sinueux. C'est en effet à force de détermination et d'audace que cet artiste aura su provoquer puis saisir sa chance, pour voir enfin son projet heurter les bacs. L'aventure commence réellement lorsque, lors du tournage de The Wash, notre homme s'introduit sur le plateau et attend une journée entière le moment de démontrer son talent de rimeur à Dr Dre, à l'improviste. Convaincu du potentiel du jeune homme, le Doctor l'invite à participer à la bande originale en cours de réalisation. S'en suivent des négociations serrées pour une signature sur Aftermath (on raconte qu'il aurait écrit quelques couplets pour Dre sur son hypothétique Detox), qui n'aboutira sur rien, mais qui n'empêchera pas Smitty de rebondir. Parti de Miami pour rejoindre Los Angeles, le jeune homme parvient à faire le pont jusqu'à la Côte Est, et entre en contact avec Puff Daddy, qui lui propose de « ghostwriter » quelques morceaux pour lui et ses poulains. C'est ainsi que prennent forme les tubes « Shake ya tailfeather » (de Diddy avec Nelly), et « Bump Bump Bump » de B2K. Pas très Voice of the Ghetto (Counterflow/Nocturne), sur ce coup, mais bien décidé à forcer le destin.

Passés ces quelques éléments de biographie qui permettent de mieux situer le personnage et sa faim de micro, on plonge dans ce disque (qu'on pourrait qualifier de street album annonçant l'album) avec enthousiasme. Une « Scarface Intro » bien menée en donnant le ton de l'opus, passe sans qu'on y prête trop attention. La suite, malheureusement ne déroge pas à ce premier constat : l'ensemble est bien ficelé, plutôt efficace, mais pas franchement marquant. Les producteurs se succèdent, ne se ressemblent pas, et ne laissent pas une trace indélébile. Hi-Tek livre un « Into You » sympathique, mais loin de ses plus belles compositions, alors que Streetrunner recycle le « Little Ghetto Boy » de Donny Hathaway sans beaucoup de panache. Fort de son carnet d'adresse (complété au gré des featurings et autres travaux d'écriture), Smitty s'octroie un certain luxe dans le choix des producteurs de cet opus. Ainsi, on retrouve la coqueluche des Hip Hop « Bobo » Heads, 9th Wonder, ainsi que les Luis Vuitton Don Kanye West qui ne sort pas de son style caractéristique. La mauvaise pioche revient pourtant à la collaboration avec l'incontournable Akon (qui figure sur la plupart des grosses sorties du moment...), dont la production et le featuring sur « I wonder » ne marqueront sans doute pas les mémoires.

Au rayon des producteurs phares qui s'en sortent bien, notons la rencontre de Smitty avec l'inspiré Jazze Pha qui, sans bouleverser son style, offre un bon beat, pour une bonne prestation de MC de son hôte. De la même manière, le trop rare Buckwild est efficace et confirme son talent maintes fois éprouvé sur « Break'em off ». L'écoute n'est pas désagréable dans l'ensemble, mais comme vous l'aurez noté, les producteurs assurent une partie importante de la réussite (ou de l'échec) de cette succession de piste. Smitty entreprend sa part de travail avec entrain et application, sa plume n'étant pas dénuée de finesse, mais ses prestations semblent parfois un peu fades pour se suffire à elles-mêmes lorsque le beat n'est pas le renfort de choix souhaité. Le flow de l'artiste est également de bonne teneur, et on pourra franchement regretter que pour ce premier effort parvenu jusqu'à nos dévouées oreilles, le bonhomme se soit trop souvent tourné vers des productions sans envergure. Gageons que pour son premier opus officiel (à venir cette année), Smitty saura démontrer que son carnet d'adresse peut lui servir d'atout, et pas seulement de cache-misère. Pas indispensable, donc, mais à suivre.

# Posté le dimanche 06 août 2006 10:24

Chronique - Kurupt AKA Young Gotti : Same Day Different Shit

Chronique - Kurupt AKA Young Gotti : Same Day Different Shit
Avec le recul, 'Against Tha Grain' n'était qu'un pamphlet de DAT sortis des placards de chez Tha Row. Une façon d'arracher son contrat de vice-président du label de Suge Knight avec des morceaux dont la date de péremption était largement périmée. Même que Death Row a fait de la contre-publicité à leur partenaire de distribution, Koch Records, pour avoir soit-disant publié la mauvaise tracklist. Autant dire que 'Against Tha Grain' était une punition. Quelques semaines plus tard, Kurupt était à l'affiche à côté de son vieil ami Daz sur 'The Saga Continues', la suite très attendues des D.P.G., l'épisode du grand pardon.

Pour son véritable retour en solo, Kurupt revient par la petite porte de l'indépendant (Gangsta Advisory) avec 'Same Day Different Shit', entièrement produit par Daz Dillinger, dont on reconnaît ici la patte caractéristique de ses mélodies de synthé toujours inspirées. Sur la pochette, la pose de Kurupt accroupi devant une jante chromée évoque automatiquement celle de Daz sur 'Who Ride Wit Us'. Ce présage d'un retour aux sources se confirme lentement mais sûrement, l'esprit de ce 5e album ressemblant à celui de 'Dillinger & Young Gotti'. Autant la qualité des productions est très bonne, Kurupt a perdu en contre partie un peu de son flow assassin et de complexité dans ses lyrics. Plus un manque d'inspiration qui fait tâche, avec les suites "I Get High 2" et "Gangstas pt 2", serti d'un beat expérimental qui fait ressurgir des mauvais souvenirs de 'DPGC - U Know What I'm Throwin Up'.

Ceci dit, les tracks avec Daz en featuring semblent rehausser le ton, surtout "Ain't That Somethin". Seul, Kurupt s'affranchit d'un très bon "Accessories (Nina Breed)", une idée de ce qu'aurait pu être ce disque. Dans la torpeur et la linéarité de 'Same Day, Different Shit', "What Can I Do" fait office d'intrus à cause d'un instru soft et r&b. De toute façon, comme l'indique le titre de l'album, il ne fallait pas s'attendre à quelquechose d'original quelque part. Les aficionados de Kurupt trouveront en partie leur bonheur mais comparé aux autres sorties californiennes, on se croirait cinq ans en arrière.

La Westcoast se réveille difficilement après avoir dormi sur ses lauriers de longues années, et Kurupt est en pleine crise de somnanbulisme. 'Same Day Different Shit' talonne à peine 'Smoke Odessey', et il faudra redoubler d'effort pour retrouver son niveau d'antan. Heureusement que le nouvel LP de Tha Dogg Pound, 'Cali Iz Active', relance leur carrière et perpétue un été westcoast. A côté de ça, on reste dans l'expectative d'un autre album de Kurupt sur le label de Snoop Dogg cette fois.

# Posté le dimanche 06 août 2006 10:22