Chronique - Three 6 Mafia : Most Know Unknow

Chronique - Three 6 Mafia : Most Know Unknow
La Triple 6 Mafia compte bien se faire reconnaître à l'échelle mondiale. Crew reconnu dans sa bourgade natale de Memphis (Tennessee) et dans tout le Dirty South, il est composé désormais de Juicy J, Crunchy Black et DJ Paul (oubliez donc Lord Infamous, Gangsta Boo et Koopsta Knicca). Certain penseront qu'ils n'en sont qu'a leur premier album mais détrompez vous, ils ont déjà un passé chargé en classiques du genre et comptent bien être reconnus comme il se doit.

Un groupe avant eux s'est fait connaître par le savant mélange de flow mélodieux et rimes tranchantes, les Bones Thugs N Harmony de Cleveland. Cela date me direz-vous mais pour vous dire qu'en ce temps, les Three 6 Mafia étaient leurs concurrents directs mais n'ont jamais réussi à briser les frontières malgré leur réputation. Pourtant en 2006, c'est chose faite avec leur Oscar, grâce à leur extrait "It's Hard Out Here For A Pimp", disponible dans la nouvelle réédition de 'Most Known Unknown', incluant aussi le remix de "Side To Side" par Kanye West. La bonne occasion pour parler de cet album initialement sorti à la rentrée 2005 et qui est déjà disque d'or aux Etats-Unis.

Fascinés par la mort et les ténèbres, leur style est pour ainsi dire très sombre. Ils cultivent cette religion satanique comme sur « Roll Wit It », font preuve d'un requiem que même un mort ne voudrait pas (« Hard Hittaz ») ou comme si l'heure de l'injection letale sonnait sur « Half on a Sack ». Nos trois associés du Diable savent cependant faire la fête sur des instrus hurlantes, preuve avec leur tube de l'été « Stay Fly », et savent aussi présenter le "Sawf" dans une tradition ensoleillée: « Poppin' My Collar » et « Swervin' » où Paul Wall a fait le déplacement de H-Town. Et les invités font le prestige du South en y invitant Slim Thug, 8Ball-MJG, Lil Wyte, Frayser Boy... La ligne menant des enfers au paradis est un chemin tout tracé si vous avez été bons dans votre vie mais là il est clair que ces damnés ont pris un raccourci chaotique auquel bon nombre ne les suivront pas jusqu'à destination finale.

Car avec les skits inutiles et autres « Pussy Got Ya Hooked », on tombe facilement dans une crevasse où on nous y laissera pour mort. Heureusement que des morceaux comme « Don't Cha Get Mad », « Body Parts 3 » ou encore « Let's Plan A Robbery » viennent nous sortir du cercueil. Entre les pistes 'clubs', les morceaux 'kessako' et autres 'bombes', vous n'aurez que l'embarras du choix pour votre pierre tombale. Avec cette démarche, ils ont tenté de toucher chaque secteur afin de ne plus connaître ce sentiment des 'Plus Connus des Inconnus'. Maintenant à voir si vous prendrez le risque d'aller avec eux dans les abîmes du royaume des ombres.
# Posted on Sunday, 06 August 2006 at 10:52 AM

Chronique - Mr Lif : Mo Mega

Chronique - Mr Lif : Mo Mega
Connu pour ses prises de positions tranchées et ses brûlots à l'encontre des gouvernements américains successifs, Mr. Lif fait office de beaucoup de choses au sein du monde du Hip Hop, mais surtout pas de débutant, ni de figurant. Avec le terrible Enter The Colossus et l'excellent I, Phantom sur sa carte de visite, le emcee de Boston peut toujours compter sur la collaboration de ses pairs de chez Def Jux pour apporter quelques touches de génie (dont il n'est lui-même pas avare)à ses créations. On retrouve donc sur Mo'Mega le maître artificier de la maison Definitive aux manettes, en la personne de l'aussi rare que précieux El-P, mais aussi Edan (dont les Primitive Plus et Beauty and the Beats méritent l'étiquette de « chefs d'½uvre »), ou encore Aesop Rock au micro. Une sortie Def Jux est un événement pour tout amateur de Hip Hop qui se respecte, et qui aime les beats travaillés, torturés même, les samples déchiquetés pour mieux être réutilisés ensuite, les productions déstructurées (les marques de fabrique du sieur El-P, en somme) ; mais aussi les emcees au talent brut, aux rimes tantôt taillées dans le bitume, tantôt introspectives et engagées, et aux flows de qualité supérieure. Pas étonnant de ce point de vue que cette nouvelle livraison de Mr. Lif constitue l'une des attractions de la période pré-estivale. Moins « marketé » que les derniers efforts de Busta Rhymes et Ice Cube (la démarche n'est néanmoins en aucun cas comparable), Lif bénéficie tout de même d'un buzz intéressant qui fait de lui l'un des artistes incontournables pour ceux qu'on a un moment appelé les « backpackers »...

Rentrons dans le vif du sujet avec « Collapse » et ses riffs de guitare électrique, sorte d'ouverture en grande pompe comme les aime le maestro maison. Pas aussi fameux que l'impressionnant « Iron Galaxy » qui ouvrait le classique de Cannibal Ox (The Cold Vein), l'ambiance reste néanmoins typique de l'écurie Jux : entre atmosphérique et rugueuse, nourries de sonorités inhabituelles et servie par une production impeccable. Lif se montre d'ailleurs plus qu'à son aise sur cette entrée en matière, prouvant qu'à 31 ans, son flow n'a pas encore à envier aux nouvelles sensations du genre. Doté de productions déroutantes, Mo'Mega surprend même, par moment. La clique Def Jux n'avait en effet pas forcément pour habitude, lors de ses sorties antérieurs, de piocher dans un registre parfois à la limite de l'électro. Usant plus que de coutume des samples digitaux, El-P pourra décevoir les plus difficiles d'entre nous, qui n'attendent de lui que des compositions foisonnantes comme autant de preuves que la musique n'est qu'organique. Notons néanmoins que cette tendance, bien que plus marquée sur ce coup, n'est pas nouvelle.

Toujours percutant au micro comme dans ses propos, Lif se permet quelques coups d'audace comme « Wahitup » sur un instru (riddim, devrait-on dire ?) qui aurait facilement trouvé sa place dans le brûlant Kingston des 90's. « Murs is my manager » témoigne de la folie créatrice d'Edan à la production sur un rythme endiablé qui ravit vraisemblablement Lif et son hôte Murs pour l'un des meilleurs titres de la courte tracklist (11 pistes). « Brothaz » est un titre dense et imposant, mais un peu desservi par un beat tapageur à l'excès. Ca bastonne, ça cogne, et on en laisse un peu de côté l'artiste. Bien senti, bien produit, cet album de l'irréprochable Mr. Lif s'avère une belle réussite tout en péchant dans la mainmise des différents beatmakers sur l'identité de l'opus. Le tout sonne Def Jux sans faute, comme souvent, mais ne donne qu'une image du talent de Lif à travers le prisme des compositions de El-P ou d'Edan. Un bel opus quand même.
# Posted on Sunday, 06 August 2006 at 10:48 AM

Chronique - Ice Cube : Laugh Now Cry Later

Chronique - Ice Cube : Laugh Now Cry Later
Ice Cube a tout connu dans sa carrière. Du mythe fondateur NWA aux scintillements des projecteurs hollywoodiens, en passant par une discographie personnelle d'une qualité rare, la trajectoire d'O'Shea Jackson a de quoi laisser rêveur. Si le virulent activiste des débuts s'est quelque peu éclipsé au profit de l'entertainer d'aujourd'hui, il ne faut surtout pas s'imaginer que la sortie de Laugh now, cry later ne constitue pas un événement pour un monde du Hip Hop forcément curieux de savoir quelle facette d'Ice Cube prendra le dessus sur cet opus. Le rappeur brûlant de Compton, ou le businessman installé de Friday ?

Visiblement moins préoccupé par cette question que nous pouvons l'être, Cube ne laisse pas planer l'incertitude bien longtemps, et annonce la couleur avec « Why we thugs ». Sur un beat concocté par le très hype Scott Storch (qui se rappelle ici au bon souvenir de ses fructueuses collaborations avec Dr Dre), le « Nigga we love to hate » évolue dans le mainstream de qualité et donne le ton d'un opus volumineux. L'ambiance devient hypnotique avec le très bon « Smoke some weed » qui transporte l'auditeur dans des hauteurs enfumées à coups de sirènes stridentes et de voix torturées. Depuis longtemps en préparation, cette nouvelle livraison de Cube n'est pas pauvre en titres tranchants et percutants. « Child support » égratigne sans ménagement les nouvelles coqueluches surfaites (et bodybuildés ?) d'une mouvance gangsta dont Cube revendique ouvertement la paternité.

Posé sur « Laugh now, cry later », avant de reprendre du mordant sur l'énervé « Stop snitchin' » (dommage que Swizz Beatz ait passé ses nerfs sur son synthé...), Ice Cube assume parfaitement les différentes aspirations d'artistes qui sont désormais les siennes. Ne versant pas dans la dénonciation socio-politique d'antan sans pour autant sortir les confettis, Cube est crédible en chaque point sur cet album et fait taire quelques craintes légitimes sur ce point. « The N**** trapp » donne le beau rôle à un Green Lantern inspiré alors que Lil'Jon peine à se renouveler sur le néanmoins sympathique « Go to church » (ft. Snoop Dogg... qui fait de la figuration). Ice Cube s'autorise un tacle appuyé sur Mike Jones, prouvant ainsi que la consensualité ne fait toujours pas partie de ses défauts. Avec encore quelques grosses prestations sur « Growin' up », qui sample l'inégalée Minnie Riperton, « Chrome & Paint » avec un WC qui fait honneur à son hôte, ou encore « Spittin Pollaseeds » avec le voisin Kokane, ce nouvel album d'Ice Cube maintient un cap solide.

Si beaucoup avait pu craindre la présence de Lil'Jon, et regretter l'absence de Dre sur la tracklist, force est de constater que la man½uvre se solde par une réussite artistique certaine. Très bien produit, l'opus permet en outre de vérifier que Cube n'a pas perdu grand chose de sa verve, et qu'il reste un rappeur au dessus du lot. Les brûlots d'antan sont évidemment loin, mais le cru 2006 de Cube devrait trouvé son public, et réconcilier les plus difficiles d'entre nous avec les grosses sorties.
# Posted on Sunday, 06 August 2006 at 10:43 AM

Chronique - Louis Logic & J.J Brown - Misery Loves Comedy

Chronique - Louis Logic & J.J Brown - Misery Loves Comedy
Louis Logic forme avec Apathy et Celph Titled le DemiGodz Crew, un triangle de la mort version MCs affilié aux Jedi Mind Tricks. En échappée plus ou moins solitaire, il a livré son premier essai en 2003 avec 'Sin a matic', suivi d'un album en commun avec Jay Love ('Odds Couple') l'année d'après. Pour son troisième cru, Louis s'occupe comme à son habitude du microphone et des rimes tandis que J.J. Brown, qui n'est pas le fils caché de James, gère le contrôle qualité et la production de 'Misery Loves Comedy' (FatBeats Records/ 2Good) de bout en bout.

Beats légers et frais sous des samples d'inspiration jazz/soul et même blues/rock (le très bon « Up To No Good »), le duo Lou/JJ aime bien évoquer les souvenirs d'enfance/amitié (« The Line »), d'amourettes même (« The Withdrawal Method ») ou de mésaventures avec les filles : « Beginner's Lust » avec son refrain sur sample vocal, et « All Girls Cheat ». Autant de morceaux qui mêlent humour et/ou sensibilité, avec parfois quelques saxophones qui relèvent l'enthousiasme et des petites outro en fin de chanson, comme fait Pete Rock. Et les quelques interludes téléphoniques ne dérangent en rien l'auditeur pendant les enchaînements entre les titres, car ils permettent justement de faire une petite pause entre.

Rotations sur « A Perfect Circle », c'est le point de symétrie qui va inverser l'humeur et la grosse pièce centrale pour deux raisons : de part le niveau du travail de la production qui utilise à bon escient une guitare électrique bluesy, et puis celle du emceeing où Louis Logic use de sa meilleure plume pour un storytelling dramatique d'anthologie. Ses intonations redondantes pourraient lasser par moment mais elles sont en phase avec le caractère mélancolique des mélodies, un ressentiment qui prédomine cette seconde partie de disque. « The Great Divide » ne fait que confirmer cette impression.

De l'éveil « New Leaf » à « Misery Loves Comedy » qui achève l'opus de la meilleure manière qui soit (avec une track cachée à ne surtout pas louper), Louis Logic & J.J. Brown démontrent une fois encore que la bonne vieille formule DJ/producteur et MC est la combinaison la plus solide qui subsite dans le Hip Hop. Sympathique, équilibré, cet opus rappelle que faire du rap peut être un chouette métier.
# Posted on Sunday, 06 August 2006 at 10:41 AM

Chronique - Busta Rhymes : The Big Bang

Chronique - Busta Rhymes : The Big Bang
La signature de Busta Rhymes sur Aftermath Records, le bastion de Dr Dre, a fait un grand boum dans le rap game il y a deux ans. La collaboration étroite entre le légendaire docteur et le MC le plus farfelu de la planète, établie sur 'Genesis' en 2001 avec le fracassant « Break Yo Neck », a porté son fruit, un fruit qui a mûrit pendant plus d'un an, un an d'attente (de trop) pour les fans habitués aux sorties annuelles de Busta. 2006 est l'année du phoenix et à Busta d'imploser avec 'The Big Bang' (Aftermath/Polydor), son septième album dont le titre inspire une certaine ambiguité : la naissance d'un univers et une grosse bombe sonique. C'est par ailleurs le troisième point de départ, si on peut dire, de la carrière solo de Busta Rhymes, et une seconde renaissance après son divorce d'avec J Records. Bus-a-Bus grossit de façon significative les rangs d'Aftermath/Interscope aux côtés de pointures de haut standing : la dream team Eminem, 50 Cent, Eve et The Game. Une nouvelle maison, un nouveau producteur à la renommée indiscutable et un homme nouveau (il a coupé ses dreads de façon symbolique) qui se veut, la trentaine passée, plus que jamais le leader de la nouvelle école.

Le 'Big Bang' a explosé l'Automne dernier grâce au banger terrible et incontournable : « Touch It » produit par Swizz Beatz. Ce morceau au beat basique et amélodique est redoutable dans sa construction binaire, avec un passage 'get low' où Busta déballe son flow et ses rimes normalement par dessus des grosses basses avant de s'écrier avec toute la verve qu'on lui connait après un 'turn it up' sur un rythme qui claque. Et la boucle tourne ainsi de suite sur un refrain hypnotique inspiré de « Technologic » des électroniciens français Daft Punk. En tant que centre attracteur, le remix a fait beaucoup de bruit avec les participations massives de Lloyd Banks, Mary J Blige (et son alter-ego Brooke), Papoose, DMX, Rah Digga, Missy Elliott et même le chanteur Ne-Yo (mais pas dans la version vidéo). Quelques autres étoiles sont venues graviter autour du 'Big Bang' mais ont dévié de leur trajectoire et n'ont pas été retenues dans cette version définitive: « I'll Hurt You » avec Eminem sur une production signée Scott Storch, « Where's Yo Money » avec feu ODB, ou encore « Imagine » feat Dr Dre pour cause de problèmes de droits d'auteur. Pas de featuring des membres du Flipmode. Pas dramatique non plus, seul importe ce que Busta Rhymes a dans le ventre.

Dr Dre se trouve derrière les commandes et les tables de mixages, à la production et assiste à la coproduction de certains morceaux histoire d'avoir la main mise sur l'entièreté du 'Big Bang', et c'est une très bonne chose. Busta remet les pendules à l'heure sur « Get You Some » qui démarre l'album sans introduction inutile et annonce la couleur : le Doc pose des beats propres et originaux sans être complexes et des instruments hindous inhabituels, Busta possède son flow nerveux caractérique en posant une bride il faut dire, question de maturité sans doute. C'est sur ces même impressions qu'on se laisse envahir par l'entêtant « How We Do It Over Here », rudement efficace, un puissant morceau pour les dancefloors sur lequel Missy Elliott trouve ses répères sur le refrain. Busta reste avant tout un MC Eastcoast et Dre lui a taillé des instrus sur mesure : « Cocaina » et l'impressionnant « Dont Get Carried Away ». Remarque au passage pour remercier Marsha des Floetry. Et bien évidemment, comme à chaque fin d'album de Busta, une chanson bien sombre limite glauque. Pour « Legend of the Fall Offs », Dre a concocté un beat à base de coups de pelles qui creusent pour donner un côté funeste accentué par des notes graves de pianos, Busta Rhymes jouant le rôle du croque-mort.

Heureusement d'ailleurs que le sergent-général du Flipmode Squad fait la part belle à ses origines new-yorkaises. « NY Shit » (prod de DJ Scratch) est addictif à souhait, avec le soutien de Swizz Beatz, permettant à Busta Rhymes de figurer dans le Top 5 des MCs Eastcoast (signés en major). Assurément un des meilleurs morceaux du 'Big Bang'. Erick Sermon prête main forte à Dr Dre pour produire « Goldmine » avec un Raekwon en super forme (à quand 'Only Built 4 Cuban Linx II'?), tandis que Nas vient rendre la pareille sur le terrible « Don't Get Carried Away », c'est monumental. Avec de tels renforts, Busta Rhymes ne peut que se sentir dans un confort et maîtriser son énergie, les featurings portant chacun des titres en question un niveau au dessus. La cerise sur le gâteau, c'est « You Can't Hold The Torch », dans un pur esprit des Native Tongues grâce à la production du regretté J Dilla (l'une de ses dernières restantes), qui se rapproche de la bonne époque des Soulquarian, et du soutien de Q-Tip des Tribe Called Quest. Comme quoi les vétérans ont encore leur mot à dire et montrent la voix à la nouvelle génération de rappeurs qui ne partent pas forcément dans les bonnes directions.

Vous serez très surpris d'apprendre que la plus belle chanson de cet album est réalisée par Sha Money XL, le producteur attitré des G Unit. Co-produit par Dr Dre, « Been Through The Storm » invite la légende la soul music, Stevie Wonder en personne, sur ce titre où Busta Rhymes semble raconter la vie qui se passe dans les quartiers sous un jour de pluie. Et que dire du final, l'émotion ressentie tellement c'est fantastique. S'ensuit « In The Ghetto », où DJ Green Lantern fait revivre Rick James grâce à son don de sampling exceptionnel. Forcément, impossible de passer à côté de « I Love My Bitch » (où « My Chick » dans la version soft), le second tube de Busta Rhymes. Ce single est produit par Will.i.am, très réclamé en ce moment, et correspond plutôt bien au style de Busta, avec la petite touche de Kelis, notre effrontée favorite. Et si un morceau plus r&b vous tente, « I'll Do It All » feat LaToya Williams pourra satisfaire certain. La curiosité par contre, c'est encore une fois Timbaland qui l'apporte. Discret par les temps qui courent, il refait doucement son retour aux avant-postes avec des instrumentaux orginaux pour ne pas dire expérimentaux, et s'essait là avec Busta dans un trip jungle, tribal et exotique, et surtout festif (« Get Down »). C'est aussi la première collaboration entre deux hommes sur un album du rappeur.

Dix ans après 'The Coming', Busta Rhymes est devenu un monstre sacré du Hip Hop, et il enfonce le clou avec 'The Big Bang'. Pas si spectaculaire que prévu, ce relifting artistique orchestré par Dr Dre porte une nouvelle armure autour d'un Busta plus sage et sûr de lui. Les guests sont présents pour apporte un plus de poids sans dénaturer le gros oeuvre. Dre et Busta ont fait du bon travail ensemble. Ce sera le mot de la fin.
# Posted on Sunday, 06 August 2006 at 10:40 AM

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